Ce samedi 27 août 2022, l’IUML a été invité par le président du département de Loire-Atlantique à participer à l’événement Partez voir la mer au Pouliguen. Pour l’occasion, l’IUML a proposé aux citoyens de mieux comprendre les Energies Marines Renouvelables avec le thème 20 mètres sous les mers. Intrigant, non ? On vous en dit plus dans cet article.

Laissez vous surprendre par la mer ! Stand-IUML

C’est le slogan que proposait le département pour cette nouvelle édition de Partez voir la mer. Cet événement départemental se déplace chaque année de ville en ville le long des 133 km de côtes de la Loire-Atlantique. L’objectif ? Sensibiliser les citoyens aux différentes activités de la mer selon quatre thèmes :

  • La mer et ses ressources : marché de producteurs et d’artisans locaux, démonstrations et dégustations culinaires, découverte de métiers de la mer, présentation d’un chaland en construction, criée à la voix...
  • La mer ludique et sportive : exposition photos, baptêmes de paddle (classique, Pilate, géant et rando), de canoë-kayak, de pirogue, d’optimiste…
  • La mer à protéger : opération de ramassage de déchets, découverte des richesses de la mer, initiation à la pêche à pied…
  • La mer et la sécurité : démonstrations de sauvetage côtier, sensibilisation aux gestes qui sauvent, cours d’aisance aquatique…

Ces animations gratuites sont une vraie opportunité pour mieux comprendre l’étendue des acteurs du secteur.
 

Et si on allait… 20 mètres sous les mers :

Dans le cadre de « La mer à protéger », l’IUML présentait l’adaptation des espèces marines par la colonisation des énergies marines renouvelables. Quatre types de structures étaient présentées :

  • L’éolien posé – qui reste l’énergie la plus rentable en matière de production et de coût. C’est 95% de la production d’énergie renouvelable en mer !

    eolien_posé
  • L’éolien flottant - avec le prototype de Centrale Nantes au large du Croisic – SEM-REV : c’est l’avenir car plus distante des côtes et plus puissante !

eolien_flottant

  • L’hydrolien – en projet encore en France, ce type de structure est avant tout utilisé pour les îles. De par sa complexité d’entretien, l’hydrolien n’est pas le plus adapté pour un pays. En effet, lors de pannes, la structure doit être sortie de l’eau ce qui peut amener de nombreuses complications en fonction de différents facteurs comme la houle, le vent….et des forts courants !

    hydrolien
  • L’houlomoteur - ce type de structure se sert de la houle pour produire de l’énergie. Des acteurs régionaux (GEPSTechno, Akrocéan) commercialisent des concepts robustes et intéressants pour des marchés de niche.

    houlomoteur


Lorsque ces structures sont installées, la nature s’adapte et reprend ses droits. Ainsi, sur l’éolien posé on remarque une colonisation importante. C’est à partir de 2 mètres sous les mers, sur la partie immergée de l’éolien, qu’on remarque la présence des premiers colonisateurs. Lors de Partez voir la mer, 3 espèces colonisatrices ont été présentées :

especes colonisatrices


Celles-ci ont été pêchées lors d’expéditions allant jusqu’à 20 mètres sous les mers :

  • Si on plonge de 2 à 10 mètres, on trouvera, sur l’éolien posé, des moules. Lors de l’événement, des moules pêchés en Loire-Atlantique ainsi que dans les Grands Canaris étaient présentées, permettant ainsi de voir la différence d’adaptation physique entre deux mêmes espèces. 

    Moule
  • C’est à partir de 17 mètres de profondeur, que les plongeurs ont retrouvés en Guinée, des coraux ayant colonisé une structure. Sorti de l’eau, le corail devient blanc.

    Coraux
  • Si on continue notre descente dans les fonds marins, à partir de 20 mètres sous les mers on retrouve les tubes de vers. Ceux présentés lors de l’événement ont été récoltés lors d’une expédition dans les eaux des Grands Canaris.

    Tubes de vers

Ainsi tout un écosystème s’adapte à cette nouvelle structure afin de survivre et de l’utiliser à son avantage.

Pour un aspect plus visuel, l’IUML proposait aux visiteurs de découvrir la station BIOCOLMAR en Réalité Virtuelle. Cette bouée de mesure de Nantes Université permet d’étudier plus en détail la colonisation et ses effets sur les structures. A travers cette expérience de réalité virtuelle, les individus pouvaient découvrir les espaces colonisés sous l’eau. L’événement a ainsi permis de susciter la curiosité des passants. Echanges, discussions, … étaient au cœur de Partez voir la mer !   

Des citoyens concernés

Cet événement a permis à l’IUML d’aller à la rencontre du public. L’intérêt de celui-ci pour les énergies renouvelables était notable favorisant les échanges et les discussions sur le sujet.
Stand
Même si les opinions divergent sur le sujet des énergies marines renouvelables, le public reste fortement ouvert à la discussion et à la compréhension de celles-ci. Les échanges ont permis de mettre en avant l’envie des citoyens de mieux comprendre ces énergies et l’intérêt de celles-ci. Ayant soif d’apprendre, les personnes n’ont pas hésité à poser de nombreuses questions. Pour l’occasion, notre doctorant Antoine Dubois, dont le sujet de thèse s’oriente sur le sujet de la perception des énergies renouvelables marines par le public, a pu y diffuser un questionnaire. 
Questionnaire
De part sa présence dans le projet GRIPP, ce type d’événement permet à l’IUML de renforcer les actions de sensibilisations des citoyens sur le sujet du monde maritime. L’institut espère pouvoir renouveler ce type d’événements au plus vite et aller encore une fois à la rencontre du public !